
A l’initiative de Denis (le Piaf !) un groupe Facebook pour organiser des rassemblements voile aviron informels . Rejoignez le groupe !!!
Un premier rendez vous possible sur le lac du Verdon en Septembre !

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Un premier rendez vous possible sur le lac du Verdon en Septembre !
Venexiana 5 est arrivé avec un gréement particulièrement bien pensé. Yves, son constructeur et précédent propriétaire, avait peaufiné au fil des années une multitude de réglages destinés à exploiter au mieux le bateau.
Parmi eux figurait un bout-dehors orientable. Un système ingénieux permettait de le déporter au vent pour l’utiliser un peu à la manière d’un tangon et améliorer ainsi le travail du spi asymétrique.
C’était efficace, léger et parfaitement adapté à la manière dont Yves utilisait le Silmaril.
Le problème, c’est que je ne navigue pas exactement comme lui.
Yves utilisait essentiellement un spi. Pour ma part, je souhaite également pouvoir envoyer un foc. Et c’est là que les choses commencent à se compliquer.
Le foc est une voile sans surprise.
Il améliore les performances au près, participe à l’équilibre du bateau et reste utilisable dans une plage de vent assez large. Il convient bien aux navigations tranquilles, lorsque le but n’est pas nécessairement d’aller le plus vite possible, mais de conserver un bateau facile à conduire.
Sur un Silmaril, il offre aussi un intérêt appréciable lorsque l’on navigue à deux en fournissant une occupation à l’équipier !
Le foc possède cependant un inconvénient : il occupe l’avant du bateau et utilise le point d’amure du bout-dehors. Or c’est précisément là que le spi aimerait, lui aussi, prendre ses aises.

Le spi asymétrique est une tout autre affaire.
Dans le petit temps et aux allures portantes, il apporte une surface de voile supplémentaire et, surtout, beaucoup de plaisir. Le bateau s’anime, accélère et prend immédiatement une autre allure.
Un spi ajoute aussi une jolie tache de couleur devant le bateau, ce qui ne fait peut-être pas gagner beaucoup de nœuds, mais améliore considérablement les photographies !
Lors de nos premiers bords au lac du Der, le vent très léger se prêtait parfaitement à son utilisation. Il aurait été dommage de s’en priver.

Le système installé à l’origine permettait d’orienter horizontalement le bout-dehors. Cette possibilité était intéressante avec le spi, mais elle devenait inutile pour le foc, qui doit rester fixé dans l’axe du bateau.
Le réglage fonctionnait grâce à plusieurs bouts revenant sur des taquets coinceurs. Il fallait y ajouter le palan maintenant le bout-dehors sur l’étrave.
Le résultat ressemblait un peu à une toile d’araignée.
Après une saison de réflexion, j’ai donc simplifié le dispositif. Le bout-dehors est maintenant maintenu dans l’axe par une pièce de chêne fixée sur le pontage et par une dame de nage installée à l’étrave.
Deux trous, une goupille, un axe traversant : le montage et le démontage sont rapides et les bouts ont cessé de se reproduire clandestinement à l’avant du bateau.
Cette modification convient parfaitement au foc. Elle reste également compatible avec le spi, même si celui-ci a perdu la possibilité de déborder son point d’amure au vent.
La question n’est donc plus de savoir si le bout-dehors peut recevoir les deux voiles. Il le peut.
La difficulté consiste à passer de l’une à l’autre.
Pour le moment, foc et spi ne sont pas installés simultanément. Lorsque je souhaite changer de voile, je dois affaler celle qui est en place, récupérer sa drisse, préparer la seconde puis la hisser. Sans oublier les écoutes ! Les mousquetons facilitent la manoeuvre.
Dans le petit temps, la manœuvre reste parfaitement réalisable. Elle occupe un peu et permet de donner l’impression à l’équipage que l’équipier maîtrise son sujet !
Lorsque le vent monte, que le bateau bouge davantage et que plusieurs bouts commencent à chercher querelle à mes chevilles, l’opération devient moins élégante.
La solution idéale pour le foc serait l’installation d’un emmagasineur, comme celui que j’utilisais sur le Skerry. Le foc pourrait rester à poste, enroulé sur lui-même, puis être déployé ou rangé rapidement.
Mais cela ne résoudrait pas tout.
Si la drisse actuelle reste attachée à l’emmagasineur, il faudrait ajouter une seconde drisse pour le spi. Ce serait pratique, mais cela ajouterait encore un bout, un passage dans le mât et un élément supplémentaire à installer au moment du gréement.
Nous revenons donc à l’éternel problème des petits bateaux : chaque amélioration simplifie une manœuvre et complique le reste.

Sur le papier, le choix paraît simple :
En pratique, je ne souhaite pas transformer Venexiana 5 en usine à gaz. L’un des grands plaisirs du voile-aviron reste de pouvoir arriver près de l’eau, gréer rapidement et partir naviguer sans passer une heure à démêler des ficelles.
Pour le moment, je conserve donc les deux voiles, mais je choisis celle qui paraît la mieux adaptée avant le départ.
Si le vent annoncé est régulier et que la navigation doit comporter beaucoup de près, j’installe le foc. Si le temps est léger et que le parcours favorise les allures portantes, le spi prend sa place.
Et lorsque les conditions changent en cours de route, je change de voile en navigation, avec plus ou moins d’élégance selon l’état de la mer, l’humeur des bouts et la coopération de l’équipage.
L’emmagasineur reste malgré tout dans un coin de ma tête.
Il permettrait de garder le foc disponible sans encombrer le pontage et de le ranger très rapidement avant d’envoyer le spi. Une drisse supplémentaire rendrait les deux voiles immédiatement utilisables.
Reste à déterminer si le confort gagné sur l’eau compensera les complications ajoutées au gréement.
Je vais donc continuer à naviguer ainsi pendant quelque temps avant de sortir la perceuse. Venexiana 5 fonctionne déjà très bien et l’expérience m’a appris une règle essentielle : lorsqu’un bateau marche, il vaut mieux réfléchir longtemps avant de lui faire des trous.
Alors, foc ou spi ?
Pour l’instant, je refuse de choisir.
Je veux simplement pouvoir utiliser le bon au bon moment… sans que le bateau ressemble à un standard téléphonique des années 1950.
Et puis reste alors une solution intermédiaire … remplacer spi et foc par une seule voile : un code 0 qui pourrait être équipé d’un emmagasinneur.
Je suis preneur de toutes idées sur le sujet !
Lorsque nous avons commencé à embarquer Raoul, une question s’est rapidement posée : comment faire naviguer un chien sur un petit bateau sans transformer chaque sortie en opération de sauvetage ?

Sur un grand voilier, l’animal peut généralement trouver un coin tranquille dans le cockpit. Sur un canot voile-aviron, l’espace est plus limité. Il faut partager le bord avec les équipiers, les avirons, les voiles, les écoutes et tout le matériel que l’on jugeait indispensable au départ.
Le chien, lui, ne s’intéresse guère à ces considérations. Il veut simplement savoir où il doit s’installer et à quel moment arrive le pique-nique.
La première chose à faire est de prévoir une place réservée au chien.

Il ne suffit pas de le poser quelque part en espérant qu’il comprendra les subtilités du gréement. Un chien abandonné au milieu du bateau cherchera naturellement l’endroit qui lui paraît le plus confortable, lequel correspond souvent au passage d’une écoute ou à la place exacte où l’équipier doit poser le pied lors du prochain virement.
Sur le Skerry, puis sur Venexiana 5, nous avons donc cherché à installer Raoul dans une zone où il ne gêne ni la barre ni les manœuvres.
Sa place doit être :
Un coussin améliore nettement les choses. Le fond d’un canot peut être glissant et un chien qui dérape à chaque virement finit rapidement par perdre confiance.

Même si le chien sait nager, le gilet reste indispensable.
Tomber dans une rivière calme depuis une berge n’est pas la même chose que passer par-dessus bord depuis un bateau en mouvement. Il peut y avoir des vagues, du vent, du courant ou simplement une coque difficile à rejoindre.
Le gilet doit être adapté à la taille et au poids du chien. Il ne doit pas tourner autour du corps ni comprimer sa poitrine. Une poignée solide sur le dos permet de le saisir et de l’aider à remonter à bord.
Cette poignée est d’autant plus utile qu’un chien mouillé possède une étonnante capacité à doubler de poids au moment précis où il faut le soulever.
L’embarquement constitue souvent le moment le plus délicat.
Depuis une plage en pente douce, l’opération est relativement simple. On stabilise le bateau, on attrape le chien par la poignée du gilet et hop le chien monte à bord !
Depuis un ponton élevé ou une cale glissante, les choses deviennent plus sportives mais la manoeuvre est la même.

Un chien ne devient pas équipier en une seule sortie.

La première navigation doit être courte, dans de bonnes conditions et sur une eau calme. Il faut lui laisser le temps de découvrir les bruits, les mouvements du bateau et les changements d’allure.
Un canot voile-aviron peut surprendre un animal :
Raoul a progressivement appris à reconnaître les différentes phases de la navigation. Il sait maintenant que les moments d’agitation finissent généralement par être suivis d’une période plus calme, pendant laquelle il peut reprendre sa surveillance attentive de l’horizon. Il a m^me pu voir un chevreuil nager devant le bateau au lac du Der !
Un virement de bord est déjà une petite chorégraphie. Avec un chien au milieu, cela peut vite devenir un ballet expérimental.
Avant chaque manœuvre, il faut vérifier qu’aucune patte ne repose sur une écoute et que le chien n’a pas choisi de s’asseoir à l’endroit où l’équipier doit passer.
L’idéal est d’habituer le chien à rester à sa place sur une consigne simple. Inutile de lui expliquer la différence entre un virement vent devant et un empannage : « Tu restes là » suffit généralement.
Lorsqu’il faut utiliser les avirons, le problème change de nature. Les mouvements sont plus amples et réguliers. Le chien doit rester en dehors du passage des poignées et ne pas tenter d’attraper les pales, même si celles-ci ressemblent à de grands bâtons particulièrement tentants.
Sur un bateau ouvert, le chien est très exposé au soleil.

En mer, il faut prévoir suffisamment d’eau douce et une gamelle stable. L’eau du lac, du fleuve ou de la mer peut constituer sa seule boisson.
Un coin d’ombre est également bienvenu. Sur un petit canot, ce n’est pas toujours facile, mais une toile légère ou un morceau de tissu fixé provisoirement peut protéger l’animal pendant la navigation.
Il faut aussi se méfier des surfaces chauffées par le soleil. Un pontage ou un banc peut devenir très chaud pour les coussinets.
Enfin, les pauses à terre ne sont pas un luxe. Elles permettent au chien de boire, de se dégourdir les pattes et de satisfaire quelques nécessités que la bienséance m’interdit de détailler davantage.
La récupération doit être envisagée avant qu’elle ne devienne nécessaire. Pour l’instant cela n’est encore jamais arrivé
Il faudrait d’abord ralentir ou arrêter le bateau sans perdre le chien de vue. Sous voile, cela signifie choquer les écoutes, se mettre face au vent ou affaler si les conditions l’exigent.
On reviendrait ensuite près de l’animal du côté le plus accessible, généralement sous le vent, en évitant que les voiles ou les avirons ne le blessent.
La poignée du gilet permet de le maintenir contre la coque puis de l’aider à remonter. Sur un bateau léger, il faut faire attention au déséquilibre provoqué par le poids du chien et par celui de la personne qui se penche pour le saisir.
Un essai dans une eau calme, près du bord et avec une aide extérieure, permettrait de vérifier que la récupération est réellement possible. Une méthode parfaitement claire dans la tête peut se révéler beaucoup moins convaincante lorsqu’elle doit être appliquée à un chien mouillé qui agite quatre pattes dans des directions différentes.
Pour une sortie avec Raoul, nous emportons au minimum :
La serviette n’est pas indispensable à la navigation. Elle le devient en revanche lorsqu’un chien trempé décide de venir se secouer contre le barreur.
Naviguer avec un chien demande un peu d’organisation, mais ne présente pas de difficulté insurmontable. Il faut lui prévoir une place, assurer sa sécurité et adapter la durée de la sortie aux conditions.
En échange, le chien devient rapidement un véritable membre de l’équipage.
Il surveille les oiseaux, inspecte les rives, accueille les visiteurs et participe activement aux pique-niques. Il ne critique jamais les réglages de voile et ne demande pas pourquoi le bateau avance moins vite que celui des copains. Par contre il déteste les cornes de brume et autres signaux sonores !

Raoul possède même une qualité rare chez les équipiers : lorsque le capitaine prend une mauvaise décision, il ne dit rien.
Il se contente de le regarder.
Et certains regards sont bien plus éloquents qu’un long rapport !
Et sinon, vous, avec votre chien, ça se passe comment ?
Je suis actuellement en discussion avec Stefano Guazzaroni pour équiper Venexiana de nouvelles poulies en bois.
Stefano est un artisan italien qui réalise de magnifiques palans en bois qui allient esthétique et fonctionnalité.
Selon la description : la partie en bois est en acajou avec deux couches de résine époxy et cinq couches de verni polyuréthane bi composant. La partie métallique est en acier inoxydable 316L poli miroir et les poulies sont en Delrin sur roulement à billes.

Le travail est réalisé sur mesure, aussi on peut demander une réalisation particulière.
Je devrais recevoir mes premières poulies fin septembre, donc trop tard pour la Misaine Bleue mais nous avons convenu avec Stefano d’échanger cet hiver pour la suite des réalisations et le bateau devrait être équipé pour la semaine du golfe.


C’est par la page Facebook de Stefano que j’ai pu entrer en contact avec ce dernier : https://www.facebook.com/stefano.guazzaroni
Il dispose également d’un mail : stefano.guazzaroni@hotmail.it
Les taquets d’écoutes de spi (et de foc) étaient fixés sur le plat bord mais je n’étais pas satisfait de leur positionnement. J’ai bien essayé de les changer de place plusieurs fois mais, au final cela ne convenait toujours pas.
Je pense avoir trouvé une solution en réutilisant l’existant dans le bateau. Yves avait fabriqué deux sortes de petits sièges en demi lune qui encastrés sur le plat bord permettaient un rappel plus confortable.
En choisissant de renoncer au rappel, j’ai simplement retourné les tablettes ainsi constituées et fixé dessus un filoir et un taquet.
Rien n’est définitif : l’ensemble est juste encastré dans le liston, pas de trous dans le bateau !
A voir à l’usage si cela convient.
